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gaz renouvelables

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La part de gaz renouvelables dans le gaz livré par Gaznat à ses clients dans sa zone de bilan s'est élevée à 4,9 % en 2025. Cette part de gaz renouvelables dans le mix distribué est en constante progression, elle affiche une hausse de +47 % par rapport à 2024 (3,3 %).

en suisse

En 2025, 566 GWh ont été produits en Suisse et injectés dans les réseaux, en progression de +7 % par rapport à 2024. Au moment de la rédaction de ces lignes, les valeurs concernant les importations de certificats d'origine pour 2025 ne sont pas encore disponibles.
Les membres de l’ASIG ont pour ambition de remplacer 30 % du gaz naturel consommé pour les applications chaleurs d’ici à 2030, soit environ 15 % du gaz importé en Suisse. Si la progression se poursuit à ce rythme, cet objectif devrait être atteint, voire dépassé. Ceci n’est toutefois qu’une étape vers une décarbonation complète du gaz distribué en Suisse à l’horizon 2050 inscrite dans la stratégie énergétique de la Confédération.

Biométhane distribué en Suisse

EN ZONE GAZNAT

La part de gaz renouvelables dans le réseau s’est élevée à 4,9 % en 2025, soit une progression de +47 % par rapport à 2024. 118 GWh ont été produits par les partenaires et injectés dans leurs réseaux, tandis que 313 GWh étaient constitués d’achats de certificats européens.

Gaznat assiste ses partenaires dans leurs efforts de décarbonation en proposant des produits renouvelables. Il s’agit d’une part de certificats d’origine « biométhane » suisses ou européens, mais aussi de contrats à long terme avec des installations en Europe liant les certificats d’origine et le gaz issu de ces dernières.

À ce jour, Gaznat a signé cinq contrats permettant d’importer pendant dix ans du biométhane européen répondant aux standards environnementaux suisses, pour un total d’environ 250 GWh/an.

PERSPECTIVES POUR 2026 ET À LONG TERME

En Suisse les volumes de biométhane disponibles sont limités. Comme exposé ci-avant, les nouvelles installations de production de biométhane en Suisse sont désormais soutenues par des contributions à l’investissement avec l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur le CO2. Pour atteindre un pourcentage minimal de 15 % à l’horizon 2030, il est nécessaire d’avoir recours aux importations. Toutefois, le biométhane actuellement importé par gazoduc – soit la combinaison de CH4 et de certificats d’origine – n’est pas reconnu par les douanes de la Confédération comme étant renouvelable, obligeant ainsi les importateurs à s’acquitter de la taxe CO2. Ce problème connu depuis quelques années n'a pas encore été résolu.

Depuis la révision de la loi sur le CO2 en 2024, il est toutefois possible pour les entreprises ayant convenu d’une convention d’objectifs avec la Confédération, de faire valoir le biométhane importé dans leur bilan CO2. La mise en œuvre de cette possibilité suppose que des accords soient établis entre la Suisse et les pays producteurs de biométhane, afin que ces derniers cèdent à la Suisse le bénéfice de cette exportation en termes de décarbonation.

En revanche, la loi sur le CO2 ne prévoit toujours pas l’exemption de la taxe CO2 pour les applications de chauffage du biométhane. La stratégie fédérale pour la transition énergétique se base sur l’hypothèse qu’il n’y a pas assez de biométhane, et qu’il faut réserver les quantités à disposition pour les applications industrielles nécessitant la combustion de gaz. Cette hypothèse de rareté ne se vérifie pas sur le marché européen au moment de la rédaction de ces lignes. De grandes quantités de biométhane européen cherchent preneur. Certains projets de développement de centrale de production de biométhane sont en attente d’acheteurs à long terme de leur produit pour pouvoir se réaliser, et les prix des certificats biométhane européens sont actuellement en baisse.

L’objectif à l’horizon 2050 de la Confédération sera atteint en partie avec du biométhane. Le reste sera constitué de gaz de synthèse, c’est-à-dire de méthane (CH4) fabriqué avec de l’hydrogène vert (hydrolyse) et du CO2 (processus de méthanation) ou du gaz naturel couplé à des dispositifs de capture du CO2. Gaznat est active au niveau de la recherche et du développement en collaboration avec l’EPFL dans ces domaines. Le gaz de synthèse est actuellement, et pour encore quelques années, trop coûteux pour qu’il puisse contribuer à court terme (horizon 2030) de façon significative à la décarbonation du mix. Il permettra à terme d’atteindre l’objectif « zéro net à l’horizon 2050 » de la Confédération.